Mosaïque d’habitats pour la biodiversité : le modèle du Parvis Du Breuil à Antony le 3 juillet 20263 juillet 2026 par Marylene Entretenu par une équipe en parcours d’insertion d’Espaces, le parvis Du Breuil à Antony est une vaste zone de prairie et d’espaces boisés, à la lisière de la réserve naturelle régionale du bassin de la Bièvre. C’est au pied de grands ensembles d’immeubles, que cet espace naturel offre une bouffée d’air aux habitant·es d’Antony, et une véritable mosaïque d’habitats pour la petite faune. Il est essentiel de la préserver notamment car elle jouxte une réserve naturelle ornithologique et permet d’assurer une biodiversité favorable aux cycles de vie des animaux présents. Le chantier d’insertion « Espaces Verts Antony » de l’association entretient depuis 12 ans de nombreux sites, copropriétés, espaces verts et cimetières municipaux, en gestion différenciée de la ville. Au parvis Du Breuil, l’impact de cette gestion écologique est particulièrement flagrant et profite à l’ensemble des êtres qui y cohabitent : des humains aux insectes, en passant par les oiseaux et les petits mammifères, au sein d’un même écosystème. Comment préserver la biodiversité en ville avec des espaces verts : la gestion différenciée « Entretien des cheminements, plantations de végétaux locaux, tonte et fauche tardive, désherbage sélectif, permettent de maintenir une mosaïque d’habitats (un ensemble associant prairie, zone boisée, zone humide, pelouse…) pour tout type d’espèces. Par exemple, dans les prairies, l’équipe en insertion fait du désherbage sélectif en enlevant à la main les ligneux, les rejets d’arbres, afin de maintenir le milieu ouvert. Une prairie est un habitat riche en biodiversité. Les lisières de forêt sont aussi des zones de transition entre deux écosystèmes, les écotones. S’y rencontrent les espèces des prairies et des zones boisées. » nous explique Antoine Leblanc, chef de pôle biodiversité espaces verts à Espaces. « En fauchant tardivement, on permet à de nombreuses espèces d’insectes ou de petite faune de faire leur cycle de vie (éclosions, naissances…), on préserve leur habitat et leurs sources d’alimentation. En sélectionnant les espèces, on évite aux invasifs de phagocyter la zone. En entretenant des zones humides, petites mares par exemple, on permet d’installation de certaines espèces (amphibiens, batraciens, odonates…) parfois protégées. » Il est important de préserver les écotones car ces zones sont « généralement très riche en biodiversité, car elles abritent non seulement des espèces appartenant à chacun des écosystèmes le bordant, mais aussi des espèces propres à ce milieu de transition. » « dans un projet de trame verte, une zone d’écotone peut aussi être considérée comme « zone-tampon », pour protéger le « cœur d’habitat » (Zone-Noyau) et faire une transition douce avec la « matrice écopaysagère ». (source : wikipedia)