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Que faire pour le retour de la biodiversité en ville ?

le 9 février 20269 février 2026 par Marylene

La biodiversité a beaucoup baissé en ville ; avec la bétonisation on a vu disparaître les habitats de la faune et de la flore. Les couloirs de biodiversité entre les réservoirs écologiques (forêts…) – c’est-à-dire des connexions où les espèces peuvent se déplacer en sécurité – sont donc coupés.

La ville est pourtant capable de fournir des habitats pour les espèces. Le retour de la nature en ville est indispensable à une meilleure qualité de vie, mais également pour assurer une véritable transition écologique.

Entretien avec Mariette Châtry, chargée de mission écologie urbaine chez Espaces, pour comprendre comment assurer le maintient ou le retour de la biodiversité en ville.

« Adopter un nouveau regard sur la nature et dessiner un paysage où tout le monde trouve une place ! »

La biodiversité en ville, c’est possible

La bétonisation n’est pas une fatalité. Il est possible de changer de pratique : il suffit d’adapter sa gestion des espaces verts et naturels, même les plus petits au cœur de la ville. Ça ne concerne pas uniquement les services Espaces verts des villes, les particuliers ont aussi leur rôle à jouer.

De manière général, plus on intervient, plus on déséquilibre le milieu, il faut donc respecter le rythme de la nature et son besoin de diversité, de mixité qui la renforce.

La biodiversité existe là où ne s’y attend pas : dans l’interstice d’un vieux mur, sous l’écorce d’un bois mort, sous un tas de feuilles… ce sont donc autant de micro-habitats à identifier, conserver ou (re)mettre en place.

On peut par exemple renoncer à la tonte pour une fauche tardive : cette dernière permet aux végétaux de mener un cycle de vie complet. Couper les plantes trop tôt, c’est priver les polinisateurs et les animaux en général de leur alimentation, et c’est aussi empêcher aux graines d’arriver à maturité et de se semer naturellement dans les sols.

La biodiversité c’est quoi ?

Biodiversité : n.f Diversité des espèces vivantes et de leurs caractères génétiques.

La biodiversité d’un milieu se reconnait donc par la diversité des espèces, la possibilité d’un cycle de vie complet, un certain équilibre. Mais une bonne biodiversité est aussi génétique, c’est pourquoi il est important d’obtenir des semis naturels qui assurent un bon brassage génétique.

Comment une ville peut s’engager à restaurer la biodiversité

Il s’agit simplement d’adapter sa gestion des espaces naturels :

Réserver des zones refuges

Identifier des espaces de refuge : des zones non fréquentées, que l’on va réserver à la biodiversité.

Couper moins mais mieux !

Opter pour des techniques de gestion plus douces : pas de taille systématique des arbustes, des ports libres, faire la part belle aux espèces sauvages. Par exemple, il ne faut pas couper les orties : le papillon le Vulcain y pond et la chenille s’y développe d’avril à octobre.

Faire une taille douce, des tontes plus hautes, ou au contraire opter pour le mulshing (couper régulièrement, mais un seul centimètre, sans ramassage) sont des techniques qui n’affaiblissent pas la biodiversité.

Créer des petits habitats

Créer ou recréer des habitats pour la petite faune (oiseaux, insectes, hérissons, chauves-souris…) : en fabriquant des nichoirs, mais aussi en plantant des haies où se réfugient les petits passereaux.

Nichoir, Gare des Vallées, Colombes
Abri à hérisson, Talus du Val d’Or, Suresnes (92)

Fabriquer des spirales aromatiques en pierre sèche : elles deviennent des micro-habitats, les lézards et petits insectes, mais aussi petits végétaux vont s’installer dans les interstices.

Créer des haies sèches (haie de benjes) faites de bois secs permet de créer des circulations dans des espaces publics, mais aussi de valoriser les déchets verts ; elles enrichissent les sols et constituent des abris pour les petits animaux comme les hérissons.

Création d’une haie sèche dans le Jardin Solidaire Hérold, Paris 19ème.
Spirale à insectes, Gare de Garancières (78)

Travailler des réservoirs de biodiversité dans la ville

Les cimetières ont un bon potentiel pour devenir des réserves de biodiversité : la faune et la flore peuvent y évoluer au calme, à l’abri des voitures et de la prédation.

Les mares sont également des espaces favorables à la biodiversité et à la circulation des espèces.

Les voies de chemin de fer sont à elles seules d’exceptionnels corridors écologiques.

Des petits espaces périphériques (le haut d’un talus, le fond d’un square…) peuvent être laissés libres, entretenus en gestion extensive.

Talus ferroviaire Transilien Ligne L, Suresnes

Faire du fleurissement durable

On choisit des fleurs locales, en piochant dans la palette indigène (fleurs de chicorée, bleuet, ancolie… en Ile-de-France), ou on intègre des plantes labellisées « végétal local » avec des pépiniéristes engagés à cultiver des plants issus de semis.

Opter pour une gestion différenciée

La gestion différenciée des espaces verts consiste à identifier des zones que l’on va travailler différemment les unes des autres, en tenant compte à la fois des usages et du potentiel écologique.

On s’assure ainsi d’avoir autant d’espaces en gestion intensive (massifs fleuris…) que d’espaces en gestion extensive (prairies, zones refuges fauchées une année sur deux).

On peut faire cohabiter des aménagements paysagers et des zones plus ensauvagées.

Favoriser la biodiversité en ville c’est donc avant tout changer de regard sur notre action sur la nature ; c’est aussi  sur ce qui est beau dans la nature sauvage.

Bien sûr, il faut rendre sa place à la nature en ville car elle nous rend de nombreux « services », mais ce n’est pas une fin en soi, nous devons également le faire dans une optique de transition écologique.

Contactez les équipes d’Espaces pour envisager la gestion différenciée de vos espaces verts

Tout savoir sur la gestion différenciée des espaces verts

Pourquoi c’est écologique et favorable à la biodiversité ?

Quand on réalise un plan de gestion, on va d’abord tenter d’évaluer les qualités écologiques des différents espaces d’un territoire donné*, réelles ou potentielles, ainsi que leurs rapports aux usagers.

En tenant compte de ces deux aspects, on va ensuite identifier 3 à 5 types de zones, et répartir l’ensemble des espaces selon ce découpage. Chaque zone fera l’objet d’un type d’entretien spécifique défini par le gestionnaire (quel outil, à quelle période de l’année, à quelle fréquence, de quelle façon…) qui diffèrent par leur intensité : du plus interventionniste au plus léger. Cette répartition est arbitraire : il s’agit de trouver un compromis entre les espaces dédiés aux usagers et ceux dédiés à la Nature.

Quel est l’intérêt d’une gestion différenciée des espaces verts pour la biodiversité en ville ?

En répartissant ces espaces, le gestionnaire s’est assuré de répondre à la fois aux attentes des usagers (contempler des fleurs exubérantes, pouvoir s’étendre sur une pelouse au soleil, se promener…) tout en s’assurant également de protéger ou recréer des espaces ressources pour la biodiversité au sein du territoire (prairie non fauchée, haies non taillées, décomposition naturelle des feuilles et bois secs…)

Par « territoire », on désigne aussi bien une ville entière qu’un jardin : chaque espace peut être pensé ** en plusieurs zones entretenues de façon différente, plus ou moins intenses.

**selon un plan de gestion différenciée, avec un découpage de l’espace en 3 à 5 zones qui seront entretenues de façon plus ou moins intense.

D’ailleurs, la biodiversité, qu’est-ce que c’est ?

La bio-diversité est essentielle à l’équilibre et au bon fonctionnement du monde vivant. Quand on parle de biodiversité, on fait notamment attention à trois aspects majeurs :

  • La diversité spécifique / des espèces
  • La diversité génétique / des gènes (au sein d’une même espèce représentée)
  • La diversité des milieux, des habitats naturels

Pourquoi faut-il conserver une biodiversité ?

Maintenir la diversité des espèces :

Un espace vert où une seule espèce est représentée est une monoculture ; par exemple, un alignement de platane ou un champ de maïs. Une monoculture est un groupe particulièrement fragile : en cas de survenue d’un parasite, d’une maladie ou bien d’un changement climatique, c’est tout le groupe qui est anéanti. Plus on multiplie les espèces n’ayant pas les mêmes vulnérabilités, plus on mélange les familles, plus on multiplie les chances d’avoir parmi le groupe hétérogène plusieurs sujets qui sauront faire face.

Assurer une variété génétique :

Lorsqu’on bouture une plante, on obtient un clone tandis que la plante qui germe à partir d’une graine n’est pas le clone de la plante-mère mais sa fille. **Elles ont des gènes en commun, mais pas tous. En cas de problème (disparition du pollinisateur associé, changement climatique, apparition d’un prédateur), elle aura peut-être dans son trousseau génétique la capacité de s’adapter que la plante-mère n’a pas. Comme dans le cas de la monoculture, un massif de clones ayant tous les mêmes qualités et faiblesses n’aura pas la ressource pour s’adapter à son nouvel environnement. C’est grâce au brassage génétique que les espèces peuvent évoluer et s’adapter aux modifications de leur environnement. Dans un contexte de changement climatique et de 6e extinction de masse, c’est crucial.

Diversifier les milieux :

Les différents milieux (une mare, un bois de feuillus, un ourlet forestier, une friche, une prairie, une haie libre…) constituent autant d’habitats naturels pour tout un cortège d’espèces végétales et animales qui leur sont inféodées. Plus on a une diversité de milieux, plus on augmente sa capacité d’accueillir un cortège varié… dont dépend notre confort !

En effet, si les mésanges disparaissent, qui mangera les chenilles processionnaires ? Si les coccinelles disparaissent, qui mangera les pucerons ? Si les chauves-souris et les crapauds disparaissent, qui mangera les moustiques ?

S’assurer de conserver des habitats naturels n’est pas si difficile : le hérisson se contente d’un tas de bois et de feuilles pour hiberner. Encore faut-il bien vouloir changer de regard et de réflexes, prévoir un espace sans ramassage au fond du jardin.

C’est ce que rend possible la gestion différenciée : trouver une place pour la haie sèche aussi bien que pour le massif de rosiers !

Mettre en place une gestion différenciée, c’est réaliser à la fois l’inventaire, le diagnostic de son patrimoine naturel mais aussi un véritable mode d’emploi pour l’entretien des espaces verts. C’est aussi adopter un nouveau regard sur la nature et dessiner un paysage où tout le monde trouve une place !

Mariette Châtry, chargée de mission écologie urbaine chez Espaces.

Pour en savoir plus sur la gestion différenciée et nos prestations, contactez les équipes d’Espaces

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